Indice des prix à la consommation (mensuel, ensemble des ménages, métropole, base 1998) - Nomenclature COICOP : 04.1.1.1 - Loyers des résidences principales - Série arrêtée

Séries chronologiques
Dernière mise à jour le : 13/01/2016

Identifiant 000638560

Date de début :    Date de fin :   
Année Mois Valeur
2015 Décembre 137,90
2015 Novembre 137,88
2015 Octobre 137,89
2015 Septembre 137,89
2015 Août 137,85
2015 Juillet 137,67
2015 Juin 137,67
2015 Mai 137,64
2015 Avril 137,56
2015 Mars 137,48
2015 Février 137,44
2015 Janvier 137,28
2014 Décembre 137,25
2014 Novembre 137,18
2014 Octobre 137,07
2014 Septembre 136,98
2014 Août 136,92
2014 Juillet 136,83
2014 Juin 136,78
2014 Mai 136,73
2014 Avril 136,61
2014 Mars 136,60
2014 Février 136,53
2014 Janvier 136,02
2013 Décembre 135,90
2013 Novembre 135,85
2013 Octobre 135,81
2013 Septembre 135,80
2013 Août 135,69
2013 Juillet 135,51
2013 Juin 135,28
2013 Mai 135,24
2013 Avril 135,14
2013 Mars 135,14
2013 Février 135,03
2013 Janvier 134,26
2012 Décembre 134,13
2012 Novembre 133,99
2012 Octobre 133,86
2012 Septembre 133,63
2012 Août 133,49
2012 Juillet 133,35
2012 Juin 133,32
2012 Mai 133,17
2012 Avril 133,02
2012 Mars 132,59
2012 Février 132,33
2012 Janvier 132,07
2011 Décembre 131,86
2011 Novembre 131,73
2011 Octobre 131,60
2011 Septembre 131,49
2011 Août 131,35
2011 Juillet 131,22
2011 Juin 131,13
2011 Mai 131,00
2011 Avril 130,87
2011 Mars 130,86
2011 Février 130,60
2011 Janvier 130,34
2010 Décembre 130,27
2010 Novembre 130,14
2010 Octobre 130,01
2010 Septembre 130,07
2010 Août 129,88
2010 Juillet 129,70
2010 Juin 129,72
2010 Mai 129,60
2010 Avril 129,48
2010 Mars 129,36
2010 Février 129,03
2010 Janvier 128,73
2009 Décembre 128,65
2009 Novembre 128,51
2009 Octobre 128,38
2009 Septembre 128,38
2009 Août 128,08
2009 Juillet 127,78
2009 Juin 127,63
2009 Mai 127,44
2009 Avril 127,24
2009 Mars 126,72
2009 Février 126,40
2009 Janvier 126,11
2008 Décembre 126,15
2008 Novembre 125,95
2008 Octobre 125,76
2008 Septembre 125,56
2008 Août 125,27
2008 Juillet 124,97
2008 Juin 125,03
2008 Mai 124,82
2008 Avril 124,61
2008 Mars 124,53
2008 Février 124,27
2008 Janvier 124,01
2007 Décembre 124,01
2007 Novembre 123,68
2007 Octobre 123,36
2007 Septembre 123,13
2007 Août 122,77
2007 Juillet 122,40
2007 Juin 122,31
2007 Mai 122,08
2007 Avril 121,84
2007 Mars 121,30
2007 Février 120,87
2007 Janvier 120,43
2006 Décembre 120,14
2006 Novembre 119,87
2006 Octobre 119,60
2006 Septembre 119,35
2006 Août 118,99
2006 Juillet 118,62
2006 Juin 118,46
2006 Mai 118,27
2006 Avril 118,07
2006 Mars 117,74
2006 Février 117,30
2006 Janvier 116,87
2005 Décembre 116,40
2005 Novembre 116,10
2005 Octobre 115,70
2005 Septembre 115,50
2005 Août 115,10
2005 Juillet 114,60
2005 Juin 114,40
2005 Mai 114,20
2005 Avril 113,90
2005 Mars 113,50
2005 Février 113,10
2005 Janvier 112,80
2004 Décembre 112,50
2004 Novembre 112,20
2004 Octobre 111,80
2004 Septembre 111,30
2004 Août 110,90
2004 Juillet 110,50
2004 Juin 110,20
2004 Mai 110,10
2004 Avril 109,90
2004 Mars 109,50
2004 Février 109,20
2004 Janvier 108,90
2003 Décembre 108,80
2003 Novembre 108,60
2003 Octobre 108,40
2003 Septembre 108,10
2003 Août 107,80
2003 Juillet 107,50
2003 Juin 107,50
2003 Mai 107,30
2003 Avril 107,10
2003 Mars 106,70
2003 Février 106,50
2003 Janvier 106,20
2002 Décembre 106,00
2002 Novembre 105,80
2002 Octobre 105,60
2002 Septembre 105,20
2002 Août 104,90
2002 Juillet 104,60
2002 Juin 104,50
2002 Mai 104,30
2002 Avril 104,10
2002 Mars 103,70
2002 Février 103,40
2002 Janvier 103,10
2001 Décembre 102,90
2001 Novembre 102,70
2001 Octobre 102,60
2001 Septembre 102,20
2001 Août 102,10
2001 Juillet 101,90
2001 Juin 101,80
2001 Mai 101,70
2001 Avril 101,60
2001 Mars 101,60
2001 Février 101,50
2001 Janvier 101,40
2000 Décembre 102,10
2000 Novembre 102,00
2000 Octobre 101,90
2000 Septembre 102,00
2000 Août 101,80
2000 Juillet 101,70
2000 Juin 101,60
2000 Mai 101,50
2000 Avril 101,40
2000 Mars 101,40
2000 Février 101,20
2000 Janvier 101,10
1999 Décembre 102,40
1999 Novembre 102,30
1999 Octobre 102,20
1999 Septembre 102,20
1999 Août 102,00
1999 Juillet 101,80
1999 Juin 101,80
1999 Mai 101,70
1999 Avril 101,60
1999 Mars 101,30
1999 Février 101,20
1999 Janvier 101,00
1998 Décembre 101,00
1998 Novembre 100,90
1998 Octobre 100,80
1998 Septembre 100,50
1998 Août 100,30
1998 Juillet 100,00
1998 Juin 99,80
1998 Mai 99,70
1998 Avril 99,60
1998 Mars 99,30
1998 Février 99,10
1998 Janvier 98,90

dernières valeurs

Au format

Au format SDMX-ML (guide d'utilisation disponible sur cette page)

Organisme producteur : Insee

Caractéristiques

  • Correction : Non corrigé (brut)
  • Période de référence de l'indice : 1998
  • Périodicité : Mensuelle
  • Zone géographique : France métropolitaine

L'Insee a mis en service en février 1999 un indice des prix à la consommation rénové base 100 = Année 1998. Cette 7ème génération d'IPC depuis 1914 remplace l'indice base 100 = Année 1990. Le changement d'année de base demande un travail de raccordement pour les utilisateurs, c'est pourquoi l'année 1998 est publiée dans les deux bases (100 en 1990 et 100 en 1998). Il est donc toujours possible de calculer des évolutions mensuelles et annuelles cohérentes, dans la base 1990 jusqu'en décembre 1998, dans la base 1998 à partir de janvier 1998.

Une couverture sectorielle élargie dans un champ redéfini

Destiné à apprécier l'inflation, l'IPC permet de mesurer de façon synthétique l'évolution « pure » du prix des produits consommés par les ménages. Il ne dépend pas de la prise en charge de tout ou partie du coût par l'administration ou des organismes de sécurité sociale. Ainsi, par exemple dans le secteur de la santé, l'IPC suit le prix global des médicaments et non celui du seul ticket modérateur.

Coordonné avec la mise en place de la nouvelle base 1995 des comptes nationaux, l'IPC base 1998 en adopte les nouveaux concepts. Le champ de l'IPC devient ainsi celui de la consommation finale effective des ménages pour les opérations comportant des transactions monétaires.

Cette restriction conduit à exclure deux sous-ensembles :

  • l'autoconsommation en biens et services et les loyers imputés qui représentent 10,5% de la consommation finale effective des ménages.
  • la consommation non marchande, dont les principaux domaines sont les services éducatifs et les services hospitaliers, qui représente 14,3% du même agrégat.

De façon extensive, le champ de l'IPC se définit comme celui de la consommation finale effective marchande monétaire des ménages.

Dans ce champ, le taux de couverture de l'IPC base 1990 était de 88,3%. Celui de l'IPC base 1998 sera de 94,1%. D'importantes extensions de couverture sectorielle ont ainsi été réalisées dans le secteur des services, le seul à ne pas être couvert en totalité.

Sont concernés par ces extensions, 11 groupes. Parmi les avancées les plus notables on peut citer les assurances (automobile et habitation), les services de protection sociale (crèches, assistances maternelles et maisons de retraite) et différents services liés à l'habitation (enlèvement des ordures ménagères, gardiennage, entretien des ascenseurs, employés de maison), autant d'activités qui connaissent aujourd'hui un développement rapide. Une part de ces nouveaux produits avait déjà été introduite en 1997 dans l'indice des prix communautaire harmonisé au niveau européen (IPCH).

Ne seront pas couverts par le nouvel indice, 5,9% de la consommation relevant du champ de l'IPC :

  • L'exclusion des jeux de hasard et de l'assurance-vie est assez légitime et correspond d'ailleurs au choix opéré pour l'IPCH. Pour les premiers, outre le problème de la frange illégale, le calcul d'un indice serait trop complexe, pour la seconde, le classement en consommation des ménages peut être discuté, s'agissant d'un service adossé à une opération d'épargne ;
  • Le secteur hospitalier privé soulève les mêmes types de problèmes méthodologiques que le secteur hospitalier public (difficultés à définir la notion de prix et à procéder à des évaluations mensuelles, coût d'observation...) ;
  • L'assurance santé privée et la partie de l'action sociale concernant les établissements spécialisés pour les handicapés, les orphelinats, les centres de réinsertion sociale : le coût et la difficulté technique sont là également deux obstacles importants pour le calcul d'un indice de prix mensuel.

A côté des extensions de champ de l'IPC, des améliorations de sa couverture ou du mode de calcul des indices ont été opérées dans certains secteurs. Dans les services, il s'agit des assurances et des services juridiques (par rapport au suivi existant dans l'IPCH), des services bancaires, de l'eau (avec notamment la distinction entre eau et chauffage urbain et le partage entre distribution d'eau et services d'assainissement). Les produits diététiques et biologiques ont été introduits dans l'alimentation, le GPL et les compositions florales dans le secteur des produits manufacturés.

L'intégration des DOM

Conformément au choix opéré dans la nouvelle base de Comptabilité Nationale, le champ de l'IPC est désormais étendu aux DOM. Cette extension porte sur 1,6% de la consommation de référence. Elle est effectuée de façon détaillée : chaque indice de poste IPC est ainsi la moyenne pondérée entre l'indice métropolitain (qui continue à être calculé) et les quatre indices des DOM.

Une nouvelle nomenclature de produit de diffusion

L'indice de base 1990 s'inspirait déjà des grandes fonctions de consommation de la nomenclature internationale COICOP (Classification Of Individual COnsumption by Purpose). Celle-ci a été largement revue depuis ; elle est en application sur l'IPCH dans une version provisoire. L'IPC base 1998 intègre complètement la nouvelle nomenclature COICOP. L'indice global est établi en tenant compte de la décomposition définie par la COICOP au niveau des quatre premiers caractères, avec quelques aménagements à la marge des regroupements à pondération trop faible. A ce niveau, la nomenclature nationale comprend 85 regroupements (ex : 01.1.2 viande) agrégés en 12 fonctions au lieu de 8 pour l'IPC base 1990 (ex : 01 produits alimentaires et boissons non alcoolisées) et 37 sous fonctions (ex : 01.1 produits alimentaires).

Deux niveaux supplémentaires apportent plus de détails :

  • Le niveau 5 est nouveau, il comprend 159 groupes (ex : 01.1.2.1 viande de bœuf).
    Il s'agit du niveau de publication courant ;
  • Le niveau 6 comprend 303 postes contre 265 en base 1990 (ex : 01.1.2.1.1 bœuf à rôtir).

204 postes sont communs à l'ancienne et nouvelle nomenclature. Les pondérations mises à jour chaque année sont explicitement calculées à ce niveau. Seules les publications de données en moyenne annuelle seront désormais effectuées pour les postes les plus pondérés.

La différence de statut de l'information calculée aux niveau 5 et 6 vient du souci de diffuser une information fiable.

Le niveau 5 a été retenu en tenant compte de quatre contraintes principales :

  • Pertinence économique, dans la logique fonctionnelle de la COICOP ;
  • Représentativité suffisante du groupe. On a, en particulier, cherché à éviter les pondérations inférieures à 0,1% comme il en existait un certain nombre dans l'indice base 1990 (1 poste sur 5) ;
  • Capacité à estimer correctement la pondération des groupes et à actualiser chaque année cette pondération ;
  • Précision suffisante de l'indice, mesurée par l'intervalle de confiance associé au glissement annuel. L'objectif recherché a été ainsi d'obtenir une précision n'excédant pas 1%, ce qui n'était pas toujours le cas dans l'indice base 1990.

Si l'on prend comme référence le nombre de postes de la base 1990 (265) ou celui de la base 1998 (303), le nombre des sous-indices publiés mensuellement (159) marque une nette réduction qui peut surprendre les utilisateurs. Ce mouvement s'inscrit toutefois dans la logique amorcée avec la base 1990 qui avait vu le nombre des postes passer de 295 à 265. L'élargissement du champ d'observation et l'amélioration continue des méthodes de traitement impliquent, à coût constant, une réduction du nombre d'observations mensuelles. Comme en 1992, une optimisation de l'échantillon a été réalisée en 1997. Elle a vu le nombre de relevés (hors produits frais) diminuer de 15 000 et aujourd'hui l'échantillon est de 114 000 relevés mensuels. Si la précision de l'indice global demeure satisfaisante (inférieure à 0,1% sur glissement annuel), de même que celle des données agrégées publiées, celle des données les plus fines n'est souvent pas suffisante pour permettre des analyses pertinentes au mois le mois.

La confrontation entre la nomenclature des 265 postes de l'indice base 1990 et celle des 159 groupes de l'indice base 1998 est également de nature à atténuer l'idée de perte d'information substantielle pour l'utilisateur. La réduction apparente du niveau de détail de l'information est surtout marquée pour les fonctions de consommation traditionnelles (alimentation, habillement, hôtels-cafés-restaurants...) qui étaient très finement détaillées dans l'indice base 1990 : ne sont plus diffusés chaque mois des postes ne représentant qu'une faible part de la consommation des ménages ou dont les évolutions ont une précision médiocre. En revanche, le nombre de sous-indices diffusés est peu réduit, voire augmente dans les domaines qui représentent une part croissante du budget des ménages comme le logement, les transports, les télécommunications et divers services liés à la personne.

Pour connaître le contenu des groupes, cliquez sur les liens suivants :

De nouvelles pondérations des produits

La réalisation de la nouvelle base de comptabilité nationale a été l'occasion d'une réestimation complète de la consommation des ménages à un niveau de détail fin. Simultanément, certains traitements conceptuels ont été modifiés et le contenu en produits de certaines rubriques élémentaires a été reprécisé.

De nouvelles pondérations de l'IPC ont été établies. Elles s'appuient en premier lieu sur les nouvelles évaluations de la comptabilité nationale. Celles-ci doivent ensuite être affinées par diverses sources complémentaires car le niveau de travail de la nomenclature IPC est souvent plus détaillé que celui des comptables nationaux. Le poids relatif des variétés au sein des postes a également été revu lorsque l'information disponible l'a permis.

La rénovation des indices et des nomenclatures complémentaires

La nouvelle base de l'IPC est sans effet immédiat sur la méthode de calcul de l'IPCH, mais elle anticipe par ses extensions, sur l'élargissement, à court terme, du champ de l'indice européen.

D'autres indicateurs synthétiques sont par contre rénovés avec la base 1998 : l'indice des ménages « modestes », l'inflation sous-jacente, l'indice d'ensemble CVS ainsi que la nomenclature conjoncturelle.

Pour plus d'information pour ces indicateurs particuliers, voir directement la documentation des domaines concernés.

L'adaptation des supports de diffusion

Les publications sont rénovées. En particulier, le calendrier de publication de l'indice corrigé des variations saisonnières, de l'indice sous-jacent et de l'IPCH est avancé à la parution de l'indice provisoire. Ces indices et évolutions sont donc révisables. Les valeurs provisoires sont accompagnées du code de qualité « P ».

Des améliorations méthodologiques variées

Plusieurs améliorations de méthode ont été apportées progressivement au calcul de l'indice au cours des dernières années (cf la nouvelle édition 1998 de « Pour comprendre l'indice des prix », Insee Méthodes n°81-82, décembre 1998). Lorsque cela s'est avéré possible, l'année 1998 de la nouvelle base de l'IPC a été recalculée selon les méthodes utilisées en 1999 pour permettre des comparaisons homogènes.

Les principaux progrès, portent sur les points suivants :

  1. Collecte des informations
    Mensualisation de tous les relevés et prise en compte des promotions et des soldes dans la totalité des secteurs.
  2. Traitement des valeurs manquantes
    Pour les produits dont le prix n'a pu être observé un mois donné, un redressement est opéré à partir de l'évolution de prix de produits similaires observés.
  3. Traitement des remplacements de produits
    Lorsqu'un produit disparu est remplacé par un autre en cours d'année, il faut estimer l'évolution « pure » de prix entre les deux, à qualité constante. Des méthodes de traitement des « effets qualité » plus élaborées sont utilisées : quasi-disparition de la méthode de chaînage (méthode qui suppose que toute différence de prix correspond à la difference de qualité, d'où une absence de variation de prix incorporée dans l'indice), développement des méthodes de traitement explicité par l'utilisation de modèles économétriques, méthodes performantes mais difficiles à mettre en œuvre.
  4. Traitement des rabais lors de la mise à jour de l'échantillon
    Les produits introduits dans l'échantillon sont observés à des prix réguliers, hors rabais, alors qu'ils peuvent être en promotion leur dernier mois de présence dans l'échantillon (ne sont concernées ici que les suppressions volontaires de séries effectuées en décembre lors de la mise à jour annuelle de l'échantillon et non les disparitions de produits survenant en cours d'année). Une procédure a été mise en place pour corriger les biais générés par cette dissymétrie.
  5. Calcul des agrégats élémentaires
    La moyenne géométrique est systématiquement utilisée pour l'agrégation élémentaire des séries de prix en ce qui concerne les variétés hétérogènes (36% de la pondération de l'IPC). Cette formule permet de prendre en compte la substitution entre produits à un niveau fin et évite tout biais dans un contexte de chaînage.
  6. Pondérations des agrégats élémentaires
    D'une part, la méthode de calcul des pondérations géographiques des agrégats élémentaires a été modifiée, pour représenter plus fidèlement les grandes agglomérations, d'autre part, un examen attentif de la formule d'agrégation utilisée pour les variétés et les strates géographiques de produits frais a conduit à l'adapter légèrement, ce qui se traduit par des changements des agrégats élémentaires des postes de produits frais.

Raccordement des séries « 100 en 1998 » avec les séries « 100 en 1990 »

Il n'y a pas de méthode unique de raccordement des séries : deux solutions sont proposées aux utilisateurs. L'année 1998 est publiée dans les deux bases (1990 et 1998), ayant des contenus différents, afin de permettre ce raccordement.

La première méthode opère un raccord sur la moyenne annuelle. Elle est indiquée pour les séries annuelles.

La seconde consiste à raccorder les séries sur un mois quelconque de l'année commune de publication 1998. Elle est naturelle pour les séries mensuelles car elle évite tout « saut » au point de raccordement. Le mois choisi est souvent décembre, dernier mois publié dans les deux bases : les évolutions mensuelles correspondent alors toujours à celle de l'indice « officiel » (publié au Journal Officiel), base 1990 jusqu'en décembre 1998, base 1998 à partir de janvier 1999.

1. En moyenne annuelle

Prenons, par exemple, la série nationale de l'ensemble des ménages hors tabac (Métropole et DOM).

L'indice moyen annuel de 1998 (en base 1990) de l'ensemble des ménages hors tabac est égal à 114,8.

L'indice moyen annuel de 1998 (en base 1998) de l'ensemble des ménages hors tabac, Métropole et DOM, est égal à 100.

  • On poursuit la série en base 1990 avec les indices de la nouvelle base avec le coefficient de raccordement en moyenne :
    • Indice moyen 1998 (base 1990)/Indice moyen 1998 (base 1998) = 114,8/100 = 1,148

2. Sur un mois quelconque de 1998

On cherche à poursuivre une série publiée d'indices en base 1990 au-delà du mois de décembre 1998.

Exemple : prenons toujours la série nationale de l'indice d'ensemble des ménages hors tabac, Métropole + DOM.

L'indice de décembre 1998 (base 1990) vaut alors 114.9 alors que l'indice de décembre 1998 (base 1998) est égal à 100.

  • Pour poursuivre la série antérieure (base 1990) à l'aide de nouveaux indices, on utilise le coefficient de raccordement :
    • Indice décembre 1998 (base 1990)/indice décembre 1998 (base 1998) = 114,9/100,0 = 1,149
  • Ainsi pour transformer l'indice de janvier 1999 (base 1998) en indice (base 1990), on le multiplie par ce coefficient :
    • Indice janvier 1999 (base 1990 extrapolée) = Indice janvier 1999 (base 1998) × 1,149
  • Si l'on voulait raccorder sur un autre mois que décembre 1998, par exemple sur février 1998, le passage de l'indice de janvier (base 1998) à l'indice de janvier (base 1990) s'effectuerait de façon analogue en utilisant le coefficient de raccordement calculé pour février 1998 :
    • Indice février 1998 (base 1990)/Indice février 1998 (base 1998) = 114,6/99,8 = 1,1483

Calcul d'une revalorisation de pension

La méthode la plus simple consiste, pour revaloriser sur un an une pension, à appliquer l'évolution annuelle en nouvelle base 1998 sur les mois correspondants au mois d'échéance. Si la revalorisation est sur plusieurs années, il faut passer par l'année 1998 en ancienne base puis en nouvelle base.

Par exemple, une pension a été revalorisée la dernière fois en février 1999 sur l'indice national de l'ensemble des ménages hors tabac (Métropole + DOM), le calcul est le suivant :

L'indice de février 1998 base 1998 est de 99,8.

L'indice de février 1999 base 1998 est par exemple égal à 100,6 (donnée fictive).

  • L'actualisation se ferait ainsi :
    • Pension P février 1999 = pension P (99/02) × Ind 99/02 (base 98) / ind 98/02 (base 98)
      = pension P février 1998 × 1,00802

Une méthode équivalente, mais un peu plus complexe, consiste à poursuivre la série en utilisant l'indice d'actualisation en base 1990, c'est-à-dire en calculant un coefficient de raccordement comme expliqué précédemment.

Remarque : Les profils infra-annuels des indices d'ensemble sont assez proches dans les 2 bases 1990 et 1998. Le choix d'un mois particulier par rapport à celui de la moyenne annuelle pour effectuer le raccordement n'a donc pas une très grande importance : son incidence sur le résultat final ne devrait pas, en général, excéder 0,1%. Cette remarque ne vaut pas pour certaines séries plus détaillées (postes de la base 1990, groupes de la base 1998), pour lesquels les effets du choix effectué peuvent être parfois plus importants.

Bibliographie

  • Bulletin Mensuel de Statistiques n°2 de février 1999

Date de début :    Date de fin :